mercredi 19 juillet 2023

MADELEINE 2023 - Corrida du mercredi 19 juillet

Mont de Marsan - Toros de Garcigrande et Domingo Hernandez (1er et 5ème)

  


Andrés Roca Rey (oreille et oreille) 
Tomas Rufo (silence et silence)
Yon Lamothe (salut et oreille)

Corrida de Garcigrande sans intérêt, sans force ni allant (sauf le 6), et qui n’honore évidemment pas la tauromachie. Au contraire. Indécent de présentation 4 d’entre eux. A peine mieux les 4eme et 5eme (sans trapio toutefois)
8 picotazos et 4 piques (dont 2 spectaculaires)

Andrés Roca Rey offrit à son 1er la version la plus profilée de son toreo. Il ne se croise même pas à la première passe. Et les redondos ne séduisent (un peu) qu’un public mal éduqué. Épée de côté. Oreille de pueblo… avec pétition pour la 2eme (n’importe quoi). Un peu moins superficiel au 4, mais pas beaucoup plus doux. Faena démesurément longue. Pinchazo en bas après avis. Et nouvelle épée de côté. Oreille sans le moindre objet.

Tomas Rufo ne parvint pas à réanimer le 3eme. Mort debout. Entière desprendida après pinchazo. Silence. Il ne réussit pas à templer assez souvent le 5, sur la défensive. A son crédit, TR ne recherche pas (lui) le succès facile. Entière delantera après 2 pinchazos. Avis et silence.

Yon Lamothe toréa essentiellement sur le passage l’inutile 1er. Pinchazo et vilain mete y saca d’effet immédiat. Salut (de sympathie). Un beau changement de main et une paire de naturelles au 6eme (propice au bon toreo).  C’est hélas la tauromachie en rond et les effets faciles qui plaisent le plus au gros du public. Piètre (gros du) public. Épée engagée, trasera et tendida, au 2eme essai. Oreille plébiscitée après avis.

Arènes du Plumaçon. Même pas pleines (même pas le palco officiel !). Présidence, M. Lanati (bien sûr), complice d’un « triomphe » pré programmé. Marseillaise reprise à l’unisson au milieu du paséo. Hors de propos. Salut « chauvin » de Mathieu Guillon au 1. Paire exposée de Fernando Sanchez au 5.
Yon Lamothe, l'enfant du "pais", prenait l'alternative. Les Divinos en forme.

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1. Habichuelo , N°13 , 04/19, negro chorreado en morcillo 
Faible et sans la moindre consistance. Quelques sifflets.
2. Diablero, N°119, 11/18, negro
Même fadeur, même soseria. Silence
3. Enroscado, N°84, 11/18, negro 
Sans présence ni transmission non plus. Quelques sifflets.
4. Halcon, N°110, 11/18, negro 
Collaborateur sans malice avant de s’éteindre. Silence
5. Lloron , N°23, 03/19, negro
Bravito mais faible. Dommage. Silence
6. Faraon , N°98, 11/18, negro burraco 
Un certain moral et de la mobilité, bien que manquant de force. Applaudissements légitimes.

Corrida de Garci...more / Présentation

En 2018, lors de la dernière venue des Garcigrande,
Juan Bautista coupait la seule oreille d'une tarde une fois de plus sans âme
- capture internet - 


CECI N'EST PAS NOTRE MADELEINE

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Premier jour de fête. Retour des toros au Plumaçon ! Enfin des toros... nous verrons bien.

Il y a toujours un peu d'excitation à revenir dans nos arènes du Moun. Certains jours plus que d'autres.

Ne nous en cachons pas, ceci n est pas notre Madeleine. Mais il en faut parait il pour tous les gouts...

Aujourd'hui se (re)présente le fer bien connu de Garcigrande, de pure lignée Juan Pedro Domecq, et dont le défunt fondateur est Domingo Hernandez.

Cette ganaderia, chouchou des figuras, revient ici après quelques années d absence. Pas assez à notre goût. Mais nous le savons, la programmation montoise est ainsi faite. Il faut désormais attendre le week-end pour se mettre un peu de TORO sous les dents. Souhaitons qu'au moins, la présentation générale du lot soit au rendez vous. Ce serait déjà un exploit quand on se souvient de ce que furent les Garcia Jimenez de l'an dernier (indignes), autre fer évidemment plébiscité par les vedettes.

Un torero français prend malgré tout son alternative aujourd'hui. C'est un jour de fête. C'est un jour important pour ce jeune homme né à Mont de Marsan Ne boudons pas notre plaisir que de voir un "Montois" devenir matador de toros ! Car, quelle que soit sa trajectoire future, Yon Lamothe sera matador de toros. Un rêve d'enfant fait de sacrifice et de courage avec en point d'orgue, cette alternative de lujo. Enhorabuena Yon et surtout suerte. C'est Andres Roca Rey qui sera son parrain (une première pour le jeune péruvien). RR, le soi-disant "numero uno", qui ne nous enchante pas toujours, mais dont il faut lui reconnaître l'incroyable courage et les tardes mémorables lorsque l'adversité est présente comme à Bilbao l'an passé. Tomas Rufo, le témoin, est annoncé comme un surdoué (ce n'est pas toujours bon signe). Dominateur sur le circuit des novilladas il s'est vite imposé dans les cartels de figuras. Nous ne l'avons par conséquent pas trop vu toréer !

Sainte Marie Madeleine, si tu nous entends, fais que pour une fois les toros aient un peu de bravoure et de force. Car si pour une fois, on ne s'ennuie pas lors d'une corrida de vedette ici, ce serait bien que ce soit aujourd'hui. Pour nous, pour notre Landais en habit de lumière et pour toute l'aficion française...

jeudi 6 juillet 2023

S'unir sans se trahir

Madeleine 2022 - Photo Romain Tastet


Après un premier passage à la fin des années 2000, la Peña Escalier 6 était à nouveau représentée à la commission taurine de Mont de Marsan en 2021 et 2022. Encore des désillusion, quelques réelles satisfactions et la fierté (quand même) de ne pas s'être renié face au "rouleau compresseur" qu'est le mundillo. L'esprit de l'Escalier 6 demeure et nous vous (re)donnons rendez-vous ici même pour la Madeleine 2023

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Comme vous le savez, la tauromachie est chose complexe, parce qu'elle est émotion, ressenti, passion... Des lors que l'homme a pour l'art (ou tout autre chos) un point de vue, du sentiment nait : il est subjectif. Envoutement, joie, bonheur, incompréhension, colère ou tristesse sont autant de choses que la corrida nous procure, à nous aficionados. Et cet ensemble de sentiments , parfois s'entrechoque, et nous fait irrémédiablement revenir aux arènes.

C'est cet émoi qui, au crépuscule d une corrida de Victorino, a poussé les peñas à se faire entendre d'une même voix en 2019. De là, une nouvelle commission taurine a vue le jour, avec en son sein 2 membres des peñas. Dont moi...

S'unir sans se trahir.

La tauromachie est chose complexe, affaire de ressenti et d'émotion.

Certains trouvent leur bonheur dans une naturelle de Morante, d'autres dans la bravoure d un toro qui s'emploie au cheval. Peñas toristas, peñas toreristas, qu'importe. Redonnons ensemble de l'éclat à notre Madeleine !!!

S'unir sans se trahir. Difficile quand on se retrouve le mardi en réunion des peñas et le jeudi en réunion de la CTEM. Défendre les idées des peñas, toutes les peñas, tout en gardant sa personnalité et ses convictions. Voila l'ampleur de la tache. Alors bien entendu, on peut s y rendre comme en voyage scolaire, apprécier les séjours au campo et remercier Monsieur le Maire de nous permettre de vivre cela. Tout n est pas faux là dedans. Mais est ce seulement ça la mission qui nous incombe ? Assurément non.
Avoir de l'exigence, m'investir et garder mon identité (avec humilité). C'est la ligne de conduite que je m'étais fixé.

Nous avons tous, sur ce milieu, des idées préconçues, des certitudes. Certaines sont confirmées. D'autres balayées en quelques jours. Il y a des passionnés, des gens biens et d'autres moins. Soyons honnête, il y a plus de frustrations que de grandes satisfactions ! Pourquoi ? Parce qu'on ne décide évidemment pas de tout !

Le monde du toro est un drôle de microcosmeou le décideur peut être tour à tour l'acteur, le payeur, l'entremetteur, etc. Une commission taurine a un rôle essentiel, non pas subalterne, non pas celui d un pantin à qui on fait croire qu'il décide pour finalement lui enlever toute responsabilité. Non, une commission taurine travaille pendant des mois pour monter une programmation. Une commission taurine doit négocier avec le payeur, l'acteur, l'entremetteur. Parfois elle arrive à ses fins, parfois elle doit composer. S'unir sans se trahir. Il y a des éclats de voix, des éclats d idées. Tout n'est pas un long fleuve tranquille.

Il y aurait des heures d'anecdotes à conter. Des heures de discussions autour d'un Barcelo ou autre copita à deux heures du matin au fin fond d'un trou perdu d Andalousie. Des heures de minibus sur les routes d Espagne ou les cartels de la prochaine Madeleine se font et se défont dès que la voix de l'un des passagers émet un "oui mais". Des heures de réunions ou les illusions communes s'envolent avec un budget qui s abaisse ou un torero qui dit non. Des heures à observer des toros et finir par se dire "putain là oui".

S'unir sans se trahir. Je ne peux pas cacher qu'il y a des élevages que j ai visité avec plus d'intérêt que d'autres. Je ne cache pas non plus que certains noms sur les cartels ne m'ont jamais emballé (pas plus après la corrida d ailleurs). Mais la corrida est ainsi faite. Elle est affaire de sentiments et d émotions. Nous ne serons jamais tous d accord sur un cartel ou sur ce qu'on a vu au Plumaçon. Chacun a sa vérité.

En ces temps troublés, la seule vérité qui compte et qu'on puisse se retrouver, partager un moment de vie, un moment de passion. Profitons de se privilège, savourons le !

S'unir sans se trahir. Viva la fiesta brava. Vive la Madeleine.

Aurélien Paris, Peña Escalier 6

jeudi 1 décembre 2022

Souvenir de la Madeleine 2022

 



Torero du Plumaçon, plutôt "mal aimé" ailleurs, Rafaelillo a été l'une des rares satisfactions toreras de la Madeleine 2022. Et face aux toros de Cuadri s'il vous plait. Chacune de ses venues à Mont de Marsan est synonyme d'espoir.