vendredi 31 juillet 2026

Dernière remarque

Et ça, c’est pas possible par contre…


Au sujet de l’interminable novillada du samedi, à laquelle nous sommes nombreux à emmener nos enfants, qui en ressortent… exsangues (mais bien déterminés à ne pas renouveler l’expérience).


Plusieurs choses.


Premièrement, ne cédons pas trop facilement à la solution… de facilité (déjà mise en œuvre ici) consistant à réduire le spectacle à 4 novillos (pour le même prix !). Le rythme de la matinée, c’est surtout le bétail qui l’impose, et il faut impérativement réorienter ce rendez-vous avec des ganadérias plus « dynamiques » ; car c’est bien l’ennui, le manque d’imprévisibilité et d’émotions brutes qui plombent le public et les plus jeunes d’entre nous (plus que la longueur).


Ensuite, par pitié, écourtons comme à Madrid le temps entre chaque toro. C’est l’enfer ! Arrosage, traçage des lignes… tout y est passé ! Cela peut et cela doit aller plus vite (en corridas aussi). Les bandas ne sont qu’un intermède récréatif mais il n’y a pas lieu de les laisser jouer indéfiniment. On enchaine !


Dernière chose. Il faut annoncer l’entrée des picadors plus vite (comme à Madrid). Éventuellement leur ouvrir une porte vers le callejon pour qu’ils sortent plus vite (comme à Madrid). Enfin, Il faut sonner les avis à l’heure. Quasiment sans exceptions. Les toreros doivent comprendre qu’ils ont un temps imparti (non négociable). En outre, cela facilite grandement les mises à mort trop souvent exécutées (et ratées !) sur des animaux amorphes.


Pour qu’une novillada à but pédagogique et vocationnelle ne devienne pas anti-productive, il y a des solutions. À condition  de le vouloir vraiment et d’avoir conscience de l’importance de ce type de spectacle.


A bientôt

jeudi 30 juillet 2026

Le meilleur de la Madeleine 2026


Meilleur banderillero : Mathieu Guillon pour sa paire lors de l’encerrona. Il banderilla mieux que Luque avec qui il partagea ce tercio. Notons toutefois que la Madeleine a globalement été très pauvre du point de vue des cuadrillas (picadors inclus).


Meilleur toro : « Cortesano » d’Escolar Gil (au sein bien sûr de la meilleure corrida). Lidié en 3eme position, il avait la plupart des qualités typiques de l’encaste Albasserada (plus de caste que de bravoure, de la fixité et cette fameuse « humiliacion » maison). Un toro à « desorejar » (comme ils disent)


Meilleure estocade : Clovis, au 6ème José Cruz de l’interminable novillada matinale (nous aurons l’occasion d’y revenir). Estoconazo !


Meilleure estocade (bis) : Marco Perez. Plus d’engagement que de technique là aussi (le Jandilla n’a pas pris la muleta)


Meilleure naturelle : Tristan Barroso, en toute fin de corrida le vendredi. Il y a des canons à respecter. Ils ne sont pas négociables. La valeur de chaque suerte en dépend…


Meilleure révélation : Ruben Vara, sans l’ombre d’un doute. Tout ce qu’on attend d’un novillero (sans picador) : de l’enthousiasme et de la présence dans tous les tercios. Il faut dire qu’on espère vivement de la relève pour les corridas les plus exigeantes. A suivre.


Meilleure brega : Morenito de Aranda, c’est à souligner. Bien « secondé » par son picador Adrian Majafa. Beau travail d’équipe.


Meilleur quite (s’il faut en trouver un) : Julio Norte, par gaoneras.

mercredi 29 juillet 2026

La (non) affaire Perera


L’aficion madrilène attendait (comme nous) mieux de Michel-Ange


Les organisations se suivent et se ressemblent. A l’exception de celle de Guillaume François (il faut bien le dire) dont la stratégie était au contraire d’invisibiliser la contestation*.


Des placeurs qui demandent à un aficionado d’être moins « remuant » (en précisant bien que les consignes viennent « d’en haut ») ou des rumeurs d’interdiction d’accès aux arènes, tout ça n’est pas bien nouveau au soleil du Plumaçon. L’affaire Perera pour contre est d’un genre assez inédit.


Monter en épingle un non événement, distordre la réalité, convoquer la complicité malsaine de journalistes racoleurs dans l’impossibilité de vérifier la moindre information, cela s’appelle manipuler l’opinion. 


Perera s’est-il fait agresser (comme on le prétend) ? Ou, lui et son chauffeur ne sont-ils pas plutôt les agresseurs ?


Ayant cherché à en savoir plus, nous avons fini par apprendre qu’il s’agit d’un contentieux avec de jeunes aficionados madrilènes (3 ou 4) que le matador a reconnu dans les gradins à leur façon de protester. Selon Perera lui même, il n’y a pas eu d’échanges de coups et il remercie les aficionados français pour leur accueil même s’il n’a pas pu triompher. Sur sa page Facebook officielle il publie sans ironie : merci pour votre amour Mont de Marsan.


Loin, très loin de « la ligne blanche » qui aurait été franchie (🤣), d’une « agression physique inacceptable » et d’éventuelles poursuites judiciaires évoquées par le journal Sud Ouest.


Sachez en outre qu’il y avait bien à Mont de Marsan des aficionados de Guadalix de la Sierra, mais qu’il n’ont aucun lien avec cette histoire.


Quand à la sortie des arènes de Miguel Angel Perera, défiant ouvertement des spectateurs et les exhortant à venir en découdre dehors (sous le regard incrédule du reste de l’arène), elle se passe de commentaires. Ah si ! Un seul ! Il fut un temps où être torero imposait une stature, avec ses codes de bienséance, dans et à l’extérieur des arènes. Notamment pour ceux pouvant se targuer de 6 PGM**.


Les temps changent…




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(*) au début il nous avait envoyé des vigiles à l’Escalier 6 quand même… mais comme les gars nous trouvaient sympas, ils n’ont pas compris leur mission.

(**) Puerta(s) Grande(s) en Madrid

mardi 28 juillet 2026

Madeleine est triste (depuis si longtemps)

 

En 2004... Madeleine était déjà triste

Il est resté là, prostré. Les musiciens avaient remballé leurs instruments depuis belle lurette. Les coussins étaient déjà rangés pour l'an prochain. Les techniciens démontaient la sono des arènes. Une pelleteuse à palan évacuait le dernier Victorino, tué d'une balle dans la tête. Le regard hagard, il ne l'a même pas vu. Il était là. Seul. Pieds nus. Désœuvré. Rempli de vin. Et rempli de chagrin...

Au terme d'une Madeleine encore ratée, il n'y croit plus. Il est triste. Il voudrait retrouver ses 20 ans.

Le public n'a pas réagi. Il comprend. Ca fait trop longtemps que ça dure. Les gens en ont assez d'être en colère, il y a tellement d'occasions plus graves pour l'être. C'est pas pire qu'avant. C'est pareil. Nous ne sommes plus en colère, nous sommes résignés. C'est pire.

Un "prestataire en CDI" pour redonner son lustre au Plumaçon ? Il n'y croit pas. Il y a trop souvent cru. Si les toreros sont des spécialistes en toreo, ils n'entendent rien au public. Ils n'ont jamais mis un orteil dans des gradins. Elevés à la "sauce callejon", ils ne nous comprennent pas. Ils ne connaissent pas nos goûts, ils ne connaissent pas nos attentes. Ils ne connaissent rien de nous, de notre ferveur, de notre diversité... Et ils ne veulent pas les connaitre. Les exemples sont légions.

Tant que le système est gangréné par une minorité désireuse de s'enrichir coûte que coûte au détriment du plus grand nombre, tant qu'on acceptera ça, "tu peux mettre qui tu veux". On verra bien une bonne corrida de temps en temps mais c'est tout. Comme maintenant. 

Et au lieu d'être un lieu magnifique d'expression, de passion, d'échanges et d'émotions, nos arènes seront le plus souvent comme ce dimanche soir : terne, grise, abattue, désespérément triste. Une cavalcade de clowns tristes.

L'histoire ne dit pas combien de temps il est resté là, prostré. On l'y a laissé. On n'a pas voulu le déranger. Il ne voulait pas parler. Il a dû se rechausser à la nuit tombée, essuyer ses yeux, et faire comme si de rien n'était...


Pour Janus.

dimanche 26 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du dimanche 26 juillet

Mont de Marsan - Toros de Victorino Martin et José Cruz (1)




Morenito de Aranda ( silence et silence)
Roman ( salut et silence)
Juan de Castilla (silence et silence)

Corrida de Victorino Martin entièrement cinqueña (pourquoi ?) De présentation inacceptable et irrespectueuse des aficionados (mieux les 5 et 6). Faible. Sans fond ni race. Catastrophique…
14 piques sans le moindre entrain. Pfff…


Morenito de Aranda lidia bien le 1 bis, faiblot. Faena plutôt méritoire compte tenu des « coups de frein » de l’adversité. Des pinchazos en pagaille. Des descabellos sans épée… Silence.  Il mena bien le 1er tiers au José Cruz également. Faena sans intérêt (du fait du toro surtout). Florilège d’épées. Silence.

Roman ne templa pas trop mal le 2 ; mais jamais « de verdad ». Bonne épée au 2eme essai. Salut. Rien à faire au 5. Bonne épée encore. Silence.

Juan de Castilla a (quasiment) été plus mobile que son toro. Des pinchazos à la pelle. Silence. Rien à faire au 6. Vilaine épée au 3eme essai.

Arènes du Plumaçon. Pas pleine. Présidence, Antoine Capdeville. RAS (hélas)
Petite bronca finale.


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1. Mitico , N*85, février 2021, cardeno bragado meano
Blessé. Remplacé.
1 bis. Mosquero (prévu en 4eme position), décembre 2020, cardeno bragado meano
Faible et sur la réserve. Quelques applaudissements (pour la présence en piste)
2. Buenacara , N*89, décembre 2020, negro entrepelado…
Light en présentation. Plutôt soso. Quelques sifflets.
3. Bolsero, N*74, janvier 2021, cardeno bragado meano
Desecho de piton. Sans le moindre poder.
4. Repique de José Cruz, janvier 2022, Colorado
Domecq sans transmission (c’est un pléonasme ?). 
5. Mochilero, N*68, février 2021, negro entrepelado…
Toro sans la moindre qualité. Problèmes locomoteur en prime. Déprime. Sifflets.
6. Murgoso , N*84, janvier 2021, cardeno bragado meano
Compliqué car impropre physiquement à la lidia. Sifflets.

samedi 25 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du samedi 25 juillet

Mont de Marsan - Toros de 6 élevages différents (5 d'encaste Domecq et 1 Santa Coloma - Buendia)





Daniel Luque, unico espada (silence, oreille, 2 oreilles (?!), silence, silence, silence euh non salut) … ce qui fait beaucoup de silence.


Corrida globalement sans intérêts du points de vue des toros. Aucun n’exprimant la moindre « dangerosité ». Décevante aussi au plan du torero puisque nous n’avons pas pu observer la meilleure version de Daniel Luque. Comme d’habitude. Par manque d’adversité. Notamment.
14 piques au total.


Daniel Luque n’avait pas de possibilité de bien toréer le manso de Fuente Ymbro sorti en 1er (et délaissé lors du tercio de piques). Épée lamba au 2eme essai. Silence

La naïveté du Parralejo permit ensuite une faena fourre tout sans « signification ». Evidemment le toréro est à l’aise (c’est pas la question). Épée trasera hors de l’axe. Oreille du public (bien le président).

Pas grand chose à se mettre sous la dent pour les aficionados au JPD. Faena grand public plutôt « pegapasse » à l’exception d’une paire de derechazos à la fin. Épée encore derrière. 2 oreilles cette fois (président complètement incohérent).

Pas sûr de pouvoir rester jusqu’à la fin dans ce climat d’inculture taurine…

Bon. Le 4eme. Plus compliqué. Dani… fait semblant de chercher la solution (?). Épée tombée. Silence.

Il cherche à être le plus doux possible avec l’insipide La Quinta. En vain. Impossible de générer de l’émotion. Malgré le président. Malgré la musique. Malgré le fanatisme aveugle. Épée défectueuse au 2eme essai. Silence.

Il abusa du toreo codillero au Fuente de clôture, au détriment du style classique, authentique et templé. Le toro permettait beaucoup mieux. La musique masque la (triste) réalité. Épée encore en arrière et encore desprendida (au moins). Silence.

Arènes du Plumaçon, pleines. Pas à craquer. Présidence, Franck Lanati. Voir plus haut.
Pour d’étranges raisons le toro d’Adolfo initialement prévu était remplacé par un 2eme Fuente Ymbro.
Luque banderilla sobrement le JPD avec Mathieu Guillon.
Le matin, novillada interminablement contre-pédagogique de José Cruz. Clovis correct. Estoconazo au 6 !

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1. Molinero de Fuente Ymbro, N*58, janvier 2022, negro
Fuyard, refusant le combat. Silence
2. Maestroescuela d’El Parralejo, N* 48, septembre 2021, castaño
Mal présenté. Assez insignifiant.
3. Tijerito de JPD, N*153 (ils en ont !!!), février 2021, negro mulato chorreado
Toro qui « se cache derrière sa tête ». Noblote (sans plus). Applaudissements.
4. Forajido de Victoriano, N*131, septembre 2021, negro mulato
Bravucon mais pas bon. Silence
5. Chamano de La Quinta, N*42, octobre 2020, cardeno claro etc
Fadissime. 
6. Pardillo de Fuente Ymbro,  N*63, juillet 2021, negro
Collaborateur.

vendredi 24 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du vendredi 24 juillet

Mont de Marsan - Toros de Zacarias Moreno




Miguel Angel Perera ( silence et silence)
Victor Hernandez ( silence et oreillette)
Tristan Barroso ( silence et oreillette)

Corrida de Zacarias Moreno de présentation à la fois inégale et insuffisante. Les ganaderos doivent bien se marrer qu’on leur prenne des toros comme ça. Vulgaires. Au niveau du comportement aussi : vulgaire Mais 3 toros permettaient de couper de belles oreilles..
13 piques (pas toutes factices)


Miguel Angel Perera ne trouva étonnamment pas le rythme face au 1, galopeur. Qui ne devrait pas poser de problème à un torero de son expérience. Trois quart d’épée sans style. Descabello après avis. Silence. Il brinda son 4eme, qui n’offrait aucune possibilité. Incompréhensible. Pinchazo. Pinchazo hondo. Descabello. Silence.

Victor Hernandez ne prit pas assez vite la mesure du 2, qui avait quelques bonnes charges. Épée assez bien exécutée. Silence. Faena décevante au 5. Quand on connaît l’entrega qu’il met par ailleurs. Le toro permettait mieux (c’est le 2eme !). Épée de côté d’effet immédiat. Oreille sans importance.

Tristan Barroso n’arriva pas à contenir le 3 au 1er tiers. Faena appliquée mais sans option. 2 épées très défectueuse. Silence. 2 ou 3 naturelles de bonne facture au 6. Un pase de desprecio ! Un derechazo sur la fin. Une tres bonne naturelle encore ! À nouveau 2 épées catastrophiques hélas. Oreille (impossible avec ce genre de mise à mort) sur pétition légère . Il aura pu faire une belle vuelta…

Arènes du Plumaçon pas du tout pleines. Présidence, Colette Lacomme. Une remarque : la musique vient beaucoup trop tôt.
Victor Hernandez faisait sa présentation. Il remplaçait David de Miranda. 
Tristan a accueilli le 3eme à Porta Gaiola.


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1. Golondrino , N*20, octobre 2021, negro
Noble. Silence
2. Coletero , N*11, décembre 2021, castaño
Avec ses bizarreries et son petit caractère. Quelques sifflets (bon…)
3. Farolero , N*72, octobre 2021, castaño
Toro désordonné avec un côté… bœuf sans transmission. Quelques sifflets 
4. Pantanoso , N*47, octobre 2021, negro
Présentation d’une arène de 3eme catégorie. Inerte (en plus). Mépris 
5. Cebadillo, N*54, janvier 2022
Une certaine noblesse. Quelques applaudissements.
6. Cabezon, N*80, mars 2022, negro mulato
Encore un toro de média casta, avec une certaine vigueur, et une violence certaine. Pas mal.

jeudi 23 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du jeudi 23 juillet

Mont de Marsan - Toros de Escolar Gil




Antonio Ferrera ( sifflets et silence)
Pepe Moral (salut  et silence)
Dorian Canton (petite oreille  et Vuelta)

Corrida d'Escolar Gil bien ou très bien présentée. Solide. Exigeante. Avec des comportements divers mais avec la sauvagerie qui fait tant défaut à notre passion. Aucun des toreros n’a su se hisser à sa hauteur…
21 piques. Lourdes pour certaines. Rien d’anodin.


Antonio Ferrera  ne trouva pas (et ne chercha pas intensément) la solution face à l’âpre 1er liquidé de 2 épée de roublard. Sifflets. Défaillant dans la lidia au 4, le toro s’avère quasi impossible. Épée efficace au 2eme essai. Silence.

Pepe Moral livra au 2 une faena très inégale laissant entrevoir les qualités du toro. Ensemble trop superficiel pour grandir l’animal. Épée tendida défectueuse. Salut. Il ne s’exposa pas plus au 5. Un toro qui méritait tellement mieux… Quelle frustration pour l’Aficionado. 2 demies lames et descabello. Silence.

Dorian Canton passa à côté du 3 par manque d’engagement (dans les placements). Et d’expérience ?Un toro qui « apportait l’émotion tout seul ». Épée tombée. Oreille discutable (plébiscitée). Un peu pareil au 6. Il n’arrive pas à baisser suffisamment la main et à « aguanter » la 2eme charge. C’est une sorte de renoncement. Belle épée au 2eme pet’ ! Vuelta auto concédée. Personne ne dit que c’était facile…

Arènes du Plumaçon. Pas pleine. Présidence, Hugo Lavigne. Bien dans la gestion du 1er tiers.
Un cheval a été blessé au cou. D’autres ont eu chaud ! Banderilleros en galère. Plusieurs accrochages sans gravité.
Bonne actuacion de Ruben Vara le matin ; dans tous les tiers.

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1. Artillero, N*36, janvier 2021, negro entrepelado rabicano
Cinqueño. avec ses difficultés et son caractère. Quelques applaudissements..
2. Castanero, N*50, décembre 2021, cardeno claro bragado corrido 
4 piques sans relief. Présent jusqu’à la fin. Quelques applaudissements.
3. Cortesano, N*34, janvier 2022, cardeno bragado meano
3 piques sans rechigner. De la sauvagerie.  Applaudissements (mérités !).
4. Curtidor, N*49, novembre 2021, cardeno oscuro
Bravito. Coriace. Avec du genio. Silence.
5. Conducido, N*78, mai 2021, cardeno entrepelado bragado meano 
Toro complet. Virulent en 4 piques. Prêt à en découdre aussi au 3eme tiers. Quelques applaudissements (seulement ?!?)
6. Casillero, N*40, novembre 2021, cardeno
Encore de la caste et du sentido se développant au fil de la lidia (ce que doit être un authentique toro de combat).  Applaudissements.
Salut du mayoral tout à fait justifié… devant des arènes déjà vide. Tout un symbole.

mercredi 22 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du mercredi 22 juillet

Mont de Marsan - Toros de Jandilla (le 4eme du fer Vegahermosa)





Borja Jimenez ( silence et silence)
Andrés Roca Rey (silence  et silence)
Marco Perez (salut et vuelta)

Corrida de Jandilla, correcte de trapio, bonita de tête (ce qui n’est pas un compliment), invariablement débonnaire pour le plus grand malheur des aficionados (pas des matadors, qui s’en accomodent tout à fait).

11 piques et demi « réglementaires ».


Borja Jimenez livra au 1er, maniable, une faena vulgaire essentiellement droitière avec manoletinas inutiles à la fin. Descabello après un simple pinchazo hondo (?!). Silence. Encore trop de « brutalité » au 4. Épée trasera. Silence 

Andrés Roca Rey tenta de faire le spectacle au 2. À sa façon. Mais le toro ne le permettait pas. Et se coucha après 2 pinchazos et quelques. Silence (réprobateur). Il tenta de s’effacer au maximum pour faire exister le 5. Peine perdue. Une ou 2 passes honorables à la fin mais cette tauromachie où le toro est un faire valoir inoffensif est un non sens. Désolé. Tout comme ces faenas sans fin. Épée bien portée. Desprendida. Et quelques descabellos sans effet. Silence.

Marco Perez prolongea démesurément face à l’insignifiant 3eme. Épée engagée avec accrochage. Salut. Faena très superficielle et distante au 6 ; avec effets faciles pour public facile.Encore trop long. Pinchazo engagé en plein centre. D’autres suivront… avant une bonne entière. Vuelta exagérée.

Arènes du Plumaçon. Présidence, Denis Labarthe. RAS ou presque dans une corrida (de plus) sans rien de significatif.
Marco Perez se présentait au Plumaçon.


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1. Senador, N*68, mars 2022, negro mulato liston
Toro banal, collaborateur. Quelques applaudissements.
2. Ornitologo , N*52 , décembre 2021, negro mulato 
Encore un toro sans fond (ni véritable faiblesse) puis carrément amorphe. Quelques sifflets.
3. Trochero, N*28, octobre 2021, negro mulato
Faible. Impropre à la lidia. Quelques sifflets (encore).
4. Olivo, N*3, septembre 2021, negro mulato chorreado
Decasté lui aussi. Se traîne dans le ruedo. Silence.
5. Adinerado , N*108, novembre 2021, negro mulato chorreado liston
Vide dès le début. Pfff… et faible. Essoré par Roca jusqu’à la moelle. Silence.
6. Oportuno, N*115, janvier 2022, negro mulato bragado meano
Plus mobile celui là. Un peu à l’image du 1er. Pas d’autres qualités. Quelques applaudissements ?!?

lundi 20 juillet 2026

Pas juste un symbole




Symboliquement, ils auraient pu s’opposer à la venue de l’ami Roca Rey et ses émoluments prohibitifs approchant les 200.000€…


Symboliquement, ils auraient pu compléter le cartel de Daniel Luque (assurément pas dans la forme de sa vie) pour offrir une opportunité à 2 matadors supplémentaires, noyés dans ce milieu de requins…


Symboliquement, ils auraient pu, ils auraient dû…


Ils viennent d’arriver. Ils n’ont rien changé au programme de nos fêtes monocordes. Invariablement avinées. Invariablement taurines. Invariablement coûteuses…


Ils n’ont rien changé. Pas cette année.


Il n’ont rien changé ? Si ! Ils ont supprimé l’encierro. Spectacle gratuit. Populaire. Simple. Accessible. Quotidien. Essence même de notre culture tauromachique « paysanne ». L’encierro, le commencement. L’autre extrémité de l’échelle. Loin, très loin des paillettes et des habits de lumière.


Ils n’ont rien changé au programme.

Ils ont juste supprimer l’encierro.

Ce n’est pas juste un symbole.

jeudi 25 juin 2026

La culture du privilège



C’est un consensus idéologique à gerber qui dépasse les clivages politiques : la culture du privilège !


C’est un mécanisme devenu naturel au point de ne plus le cacher mais de l’afficher ; comme un argument publicitaire 🤮.


Quiconque s’intéresse un peu à la tauromachie sait bien que la Madeleine est une feria parmi tant d’autres, au sein d’un système qui ne profite qu’à quelques-uns et dans lequel les hiérarchies injustes sont légions ; entre éleveurs, entre matadors, entre spectateurs…


En faisant (par exemple) de l’accès au callejon un privilège, ils ne se rendent même pas compte qu’ils valident ce fonctionnement. Celui de la « corruption passive », celui de la domination sans partage des grosses empresas.  Bref une structure dominant-dominé dans laquelle Mont de Marsan sera toujours… la dominée !


Les aficionados devant se contenter d’une ou 2 corridas alibis.


Non merci. Nous ne viendrons pas en callejon, dont l’accès ne devrait être autorisé qu’à ceux qui y ont une utilité. C’est à dire… presque personne. Si vous nous cherchez, nous serons à nos places habituelles (payantes). Dans les gradins. En plein soleil.


En espérant que la chaleur ne nous rende pas trop irritables. 🤣

mercredi 25 mars 2026

Habemus mairam



Ca y est ! La prise en étau de l'Aficion locale est terminée. Habemus mairam !

L'entre-deux tours des élections municipales montoises a mis la tauromachie au centre de l'attention. Il n'y avait plus que ça qui comptait. Comme si c'était important. Comme s'il n'y avait pas plus urgent. Comme si les aficionados devenaient enfin des électeurs ! Comme si la corrida était de droite. Comme si la corrida était de gauche. C'est terminé...

Que nous dit notre nouveau pape ?

Incongruité. Il nous dit qu'on ne peut pas se passer d'un prestataire tout de suite ; mais qu'on demandera au prochain de former des Montois... pour pouvoir le virer ensuite (le prestataire, pas le nouveau pape)

Déjà fait. Déjà vu. Des miettes pour les peñas. Il propose qu'elles organisent la novillada sans picador.

Rien de mieux. Ou même pire. Il propose qu'un représentant des peñas siège à la CTEM. Ces dernières années, il y en avait deux ! Il propose que l'ensemble des peñas forme une sorte de "conseil des sages". Ca ressemble beaucoup au conseil consultatif imaginé en 2007 par G. Darrieussecq, qui évinçait alors les clubs taurins de la CTEM et confiait les pleins pouvoirs à G. François. 

Faire sérieux. La fameuse question du "faire sérieux" au campo. Chopera disait déjà ça ! Il propose de ne pas y aller à plus de 4. Pour faire sérieux.

L'œil de l'aficionado. Il propose de remettre des figuras devant des élevages exigeants. Faut-il lister ici les échecs sans cesse répétés de cette lubie ? A deux exceptions près depuis 30 ans : Joselito et un Cuadri, Ponce et un Samuel. Depuis Paco Camino, les vedettes ne veulent plus des ganaderias renommées. Sauf à leurs conditions. Bon courage (à nous aussi).

Méconnaissance du dossier. Il propose des abonnements à - 50% pour les moins de 20 ans. C'est actuellement bien moins cher que ça. Et pour les moins de 25 ans !

Saint Perdon appréciera. Il propose la création d'un évènement taurin pour les 100 jours de le Madeleine.

En vrac. Il propose aussi des classes pratiques, des bourses d'étude, des capéas d'après corrida, une journée de la transmission, un audit du bâti (des arènes), l'agrandissement des corrales et une balance pour peser les toros, des places au cartel réservées pour les triomphateurs du début de saison...

Habemus mairam.

Veiram.