jeudi 30 juillet 2026

Le meilleur de la Madeleine 2026


Meilleur banderillero : Mathieu Guillon pour sa paire lors de l’encerrona. Il banderilla mieux que Luque avec qui il partagea ce tercio. Notons toutefois que la Madeleine a globalement été très pauvre du point de vue des cuadrillas (picadors inclus).


Meilleur toro : « Cortesano » d’Escolar Gil (au sein bien sûr de la meilleure corrida). Lidié en 3eme position, il avait la plupart des qualités typiques de l’encaste Albasserada (plus de caste que de bravoure, de la fixité et cette fameuse « humiliacion » maison). Un toro à « desorejar » (comme ils disent)


Meilleure estocade : Clovis, au 6ème José Cruz de l’interminable novillada matinale (nous aurons l’occasion d’y revenir). Estoconazo !


Meilleure estocade (bis) : Marco Perez. Plus d’engagement que de technique là aussi (le Jandilla n’a pas pris la muleta)


Meilleure naturelle : Tristan Barroso, en toute fin de corrida le vendredi. Il y a des canons à respecter. Ils ne sont pas négociables. La valeur de chaque suerte en dépend…


Meilleure révélation : Ruben Vara, sans l’ombre d’un doute. Tout ce qu’on attend d’un novillero (sans picador) : de l’enthousiasme et de la présence dans tous les tercios. Il faut dire qu’on espère vivement de la relève pour les corridas les plus exigeantes. A suivre.


Meilleure brega : Morenito de Aranda, c’est à souligner.


Meilleur quite (s’il faut en trouver un) : Julio Norte, par gaoneras.

mercredi 29 juillet 2026

La (non) affaire Perera


L’aficion madrilène attendait (comme nous) mieux de Michel-Ange


Les organisations se suivent et se ressemblent. A l’exception de celle de Guillaume François (il faut bien le dire) dont la stratégie était au contraire d’invisibiliser la contestation*.


Des placeurs qui demandent à un aficionado d’être moins « remuant » (en précisant bien que les consignes viennent « d’en haut ») ou des rumeurs d’interdiction d’accès aux arènes, tout ça n’est pas bien nouveau au soleil du Plumaçon. L’affaire Perera pour contre est d’un genre assez inédit.


Monter en épingle un non événement, distordre la réalité, convoquer la complicité malsaine de journalistes racoleurs dans l’impossibilité de vérifier la moindre information, cela s’appelle manipuler l’opinion. 


Perera s’est-il fait agresser (comme on le prétend) ? Ou, lui et son chauffeur ne sont-ils pas plutôt les agresseurs ?


Ayant cherché à en savoir plus, nous avons fini par apprendre qu’il s’agit d’un contentieux avec de jeunes aficionados madrilènes (3 ou 4) que le matador a reconnu dans les gradins à leur façon de protester. Selon Perera lui même, il n’y a pas eu d’échanges de coups et il remercie les aficionados français pour leur accueil même s’il n’a pas pu triompher. Sur sa page Facebook officielle il publie sans ironie : merci pour votre amour Mont de Marsan.


Loin, très loin de « la ligne blanche » qui aurait été franchie (🤣), d’une « agression physique inacceptable » et d’éventuelles poursuites judiciaires évoquées par le journal Sud Ouest.


Sachez en outre qu’il y avait bien à Mont de Marsan des aficionados de Guadalix de la Sierra, mais qu’il n’ont aucun lien avec cette histoire.


Quand à la sortie des arènes de Miguel Angel Perera, défiant ouvertement des spectateurs et les exhortant à venir en découdre dehors (sous le regard incrédule du reste de l’arène), elle se passe de commentaires. Ah si ! Un seul ! Il fut un temps où être torero imposait une stature, avec ses codes de bienséance, dans et à l’extérieur des arènes. Notamment pour ceux pouvant se targuer de 6 PGM**.


Les temps changent…




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(*) au début il nous avait envoyé des vigiles à l’Escalier 6 quand même… mais comme les gars nous trouvaient sympas, ils n’ont pas compris leur mission.

(**) Puerta(s) Grande(s) en Madrid

mardi 28 juillet 2026

Madeleine est triste (depuis si longtemps)

 

En 2004... Madeleine était déjà triste

Il est resté là, prostré. Les musiciens avaient remballé leurs instruments depuis belle lurette. Les coussins étaient déjà rangés pour l'an prochain. Les techniciens démontaient la sono des arènes. Une pelleteuse à palan évacuait le dernier Victorino, tué d'une balle dans la tête. Le regard hagard, il ne l'a même pas vu. Il était là. Seul. Pieds nus. Désœuvré. Rempli de vin. Et rempli de chagrin...

Au terme d'une Madeleine encore ratée, il n'y croit plus. Il est triste. Il voudrait retrouver ses 20 ans.

Le public n'a pas réagi. Il comprend. Ca fait trop longtemps que ça dure. Les gens en ont assez d'être en colère, il y a tellement d'occasions plus graves pour l'être. C'est pas pire qu'avant. C'est pareil. Nous ne sommes plus en colère, nous sommes résignés. C'est pire.

Un "prestataire en CDI" pour redonner son lustre au Plumaçon ? Il n'y croit pas. Il y a trop souvent cru. Si les toreros sont des spécialistes en toreo, ils n'entendent rien au public. Ils n'ont jamais mis un orteil dans des gradins. Elevés à la "sauce callejon", ils ne nous comprennent pas. Ils ne connaissent pas nos goûts, ils ne connaissent pas nos attentes. Ils ne connaissent rien de nous, de notre ferveur, de notre diversité... Et ils ne veulent pas les connaitre. Les exemples sont légions.

Tant que le système est gangréné par une minorité désireuse de s'enrichir coûte que coûte au détriment du plus grand nombre, tant qu'on acceptera ça, "tu peux mettre qui tu veux". On verra bien une bonne corrida de temps en temps mais c'est tout. Comme maintenant. 

Et au lieu d'être un lieu magnifique d'expression, de passion, d'échanges et d'émotions, nos arènes seront le plus souvent comme ce dimanche soir : terne, grise, abattue, désespérément triste. Une cavalcade de clowns tristes.

L'histoire ne dit pas combien de temps il est resté là, prostré. On l'y a laissé. On n'a pas voulu le déranger. Il ne voulait pas parler. Il a dû se rechausser à la nuit tombée, essuyer ses yeux, et faire comme si de rien n'était...


Pour Janus.

dimanche 26 juillet 2026

MADELEINE 2026 - Corrida du dimanche 26 juillet

Mont de Marsan - Toros de Victorino Martin et José Cruz (1)




Morenito de Aranda ( silence et silence)
Roman ( salut et silence)
Juan de Castilla (silence et silence)

Corrida de Victorino Martin entièrement cinqueña (pourquoi ?) De présentation inacceptable et irrespectueuse des aficionados (mieux les 5 et 6). Faible. Sans fond ni race. Catastrophique…
14 piques sans le moindre entrain. Pfff…


Morenito de Aranda lidia bien le 1 bis, faiblot. Faena plutôt méritoire compte tenu des « coups de frein » de l’adversité. Des pinchazos en pagaille. Des descabellos sans épée… Silence.  Il mena bien le 1er tiers au José Cruz également. Faena sans intérêt (du fait du toro surtout). Florilège d’épées. Silence.

Roman ne templa pas trop mal le 2 ; mais jamais « de verdad ». Bonne épée au 2eme essai. Salut. Rien à faire au 5. Bonne épée encore. Silence.

Juan de Castilla a (quasiment) été plus mobile que son toro. Des pinchazos à la pelle. Silence. Rien à faire au 6. Vilaine épée au 3eme essai.

Arènes du Plumaçon. Pas pleine. Présidence, Antoine Capdeville. RAS (hélas)
Petite bronca finale.


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1. Mitico , N*85, février 2021, cardeno bragado meano
Blessé. Remplacé.
1 bis. Mosquero (prévu en 4eme position), décembre 2020, cardeno bragado meano
Faible et sur la réserve. Quelques applaudissements (pour la présence en piste)
2. Buenacara , N*89, décembre 2020, negro entrepelado…
Light en présentation. Plutôt soso. Quelques sifflets.
3. Bolsero, N*74, janvier 2021, cardeno bragado meano
Desecho de piton. Sans le moindre poder.
4. Repique de José Cruz, janvier 2022, Colorado
Domecq sans transmission (c’est un pléonasme ?). 
5. Mochilero, N*68, février 2021, negro entrepelado…
Toro sans la moindre qualité. Problèmes locomoteur en prime. Déprime. Sifflets.
6. Murgoso , N*84, janvier 2021, cardeno bragado meano
Compliqué car impropre physiquement à la lidia. Sifflets.