vendredi 12 avril 2024

Les taureaux s'ennuient le dimanche

Samedi 6 avril 2014

Saint-Perdon au Plumaçon / An ... ne plus finir

Chronique d'une novillada ordinaire. Et c'est bien le problème.


Que les taureaux s'ennuient le dimanche, nous sommes quelques-uns encore dans le sud-ouest de la France à n'en avoir que faire. Mais que les aficionados s'ennuient le samedi, c'est tout autre chose.

La journée avait été bien trop joyeuse pour vous proposer un compte-rendu détaillé des trois heures passées au Plumaçon. Ce qui est sûr, c'est que les sourires croisés en ville et le visage radieux de la jeunesse montoise dépareillaient cruellement avec les mines déconfites ou résignées du maigre public des arènes. Là-bas, la foule et l'allégresse. Ici, pour nous, l'abattement. Mais pas le déni !

La tauromachie est un spectacle bien trop cher et bien trop contestable pour qu'on s'y morfonde aussi souvent. Les corridas ratées font évidemment la grandeur des réussites. C'est une des spécificités de notre passion. Mais on ne peut que se féliciter que les néophytes soient restés festoyer dans les bars. Et hélas, ils ne rejoindront jamais la communauté des aficionados si le ratio échec / succès ne s'inverse pas. Pourquoi venir s'ennuyer au arènes ? Il faudrait être fou...

Nous sommes fous.

Mais attention, il se pourrait que nous soyons bientôt de moins à moins nombreux à l'être.

samedi 6 avril 2024

Jour de novillada au Moun

 


lundi 14 août 2023

Feria de (chez nous à) Dax 2023

 ET LES PEDRAZAS ALORS ?

Capture Mundotoro

Se hisser à la hauteur des toros (lorsqu'on peut parler de véritables toros), c'est tout l'enjeu d'une faena ; dès la réception au capote et jusqu'au coup d'épée final. Et c'est en fonction de ce paramètre que devrait se juger (et se récompenser) le travail d'un torero. Accorder les trophées maximums lorsqu'on homme parvient à dominer, même sans brio, un adversaire retord, serait une révolution. La réciproque est évidemment vraie aussi...

Ce qu'il restera de la corrida de Pedraza 2023 à Dax, c'est d'abord le naufrage des hommes (indépendamment de leur volonté). Et à la petite exception près de quelques muletazos profond de Cortès au 2ème. Pour qu'une corrida reste "honorable", il faut des ingrédients. Des bestiaux forts et bien présentés d'un côté, qu'ils soient braves ou un peu moins (comme hier), robustes ou à peine plus faibles, exigeants et dignes jusqu'à la mort. Et il faut des hommes pour les affronter. Parfois, ils parviennent à franchir la ligne rouge, celle qui transforme instantanément le "faire passer" en passe ; et parfois non (comme hier).

Les lidias défaillantes n'ont pas permis de faire ressortir les qualités réelles de cette corrida. Mais il s'est bien agit d'une corrida. Et les Pedraza de Yeltes, sans atteindre leur niveau incroyable du milieu des années 2010, restent incontournables pour satisfaire les aficionados. Ils n'ont pas (globalement et quoi qu'on en dise) le comportement trop souvent collaborateur des Domecq lambdas. Ils nécessitent un courage sans faille bien sûr, mais surtout un sens de la lidia que les matadors d'hier n'avaient pas : piques trop lourdes et trop longues au détriment de la poursuite du tercio, faenas trop longues aussi, toreo de châtiment sous exploité...

Il faut s'imposer aux Pedrazas. Il faut leur faire mal. La lourdeur de leur charge est bien plus pesante et collante qu'il n'y parait. Et l'objectif à atteindre ne doit pas être oublié (au profit d'effets inutiles) : les tuer !!!

dimanche 13 août 2023

Feria de (chez nous à) Dax 2023

 ET CES LA QUINTA ALORS ?

Capture Mundotoro 

Disons d’emblée que la présentation globale de la corrida fut une nouvelle fois insuffisante. Santa Coloma ou pas. Arrêtez avec ça ! Les exemples de corridas splendides de Santa Coloma (La Quinta inclus) sont légions. Et plus que la (petite) taille des toros, c’est l’absence de trapio qui pose question…

A notre humble avis, la corrida ne prît de l’intérêt que sur la fin. Exception (petite exception) faite de la démonstration maline du Juli au 4.

Pendant 4 « toros », cela frise en effet la pantomime… Et puis il suffit qu’un toro sorte plus retord (et âgé) pour « remettre les pendules à l’heure ». Celle de Clémente surtout qui rend copie blanche… et rend l’oreille de la Madeleine. Comme on dit. Nos espoirs s’effondrent un peu…

La surprise continue au 6eme. Encore un cinqueño présenté comme un (beau) novillo. Présent au cheval lui aussi. Rafi (Raucoule) ne roucoule pas du tout, il recule. Cool. Le toro exigeant, c’est lui qui fait le tri entre les toreros. Copie transparente pour Rafi. Tout est à refaire pour lui aussi. C’est la dure loi de la corrida.

Et évidemment, on se plaît à imaginer ce qu’aurait fait Dani…