lundi 28 août 2017

Saint Perdon au Plumaçon (an IX)

Ce qu'il faut quand-même savoir sur la novillada-concours du 27 août 2017...
Analyse non exhaustive.

La puya de tienta n'a pas sa place dans un ruedo. En tout cas pas dès la 3ème "pique" !


Si vous vous fiez à certains commentaires généralistes sur cette course ou à son bilan factuel, sans doute n'aurez-vous pas un aperçu tout à fait réaliste de ce que fut la 9ème édition de St Perdon au Plumaçon : ô combien décevante.

Quatre (au moins) des six novillos en compétition présentaient des cornes abîmées. Juste inacceptable. Ici comme à Roquefort, Parentis ou autres arènes se prévalant d'une vision authentique de la tauromachie. C'est une année noire de ce point de vue là.

Le novillo de Pedraza de Yeltes, tenant du titre (!), était imprésentable et une organisation, même modeste, même bénévole, ne peut pas se permettre ce genre d'impair. C'est discréditant.
Chaque fois qu'un animal indigne sort en piste, un coup de plus est porté à la Fiesta Brava.

Indépendamment de ses qualités intrinsèques (qui étaient bien réelles), un novillo économisé au tercio de varas du fait de son gabarit minuscule et bénéficiant d'une 3ème rencontre aménagée par l'utilisation d'une pique de tienta (c'est à dire pas de pique du tout) ne peut en aucun cas effectuer une vuelta posthume et encore moins gagner un concours de ganaderias ; dont, soit dit en passant, l'équité devient nulle.
Cette tendance naissante est à proscrire impérativement sans quoi le 1er tiers ne sera plus bientôt qu'un fac-similé de ce qu'il peut et doit être : brutal, sauvage, grave, véritable étendard de nos traditions.

La corrida light n'a pas d'avenir.