samedi 7 avril 2018

Madeleine 2018

Au moins aussi bien, moins cher, sans mano a mano(s). Et seulement avec les absents !




Comme quoi, y'avait quelques autres possibilités...

mercredi 28 mars 2018

Bruit de bottes...

... et bruits de couloir.


Illustration extraite du tout dernier Toromag :
La tauromachie est-elle, intrinsèquement, porteuse de valeurs ?
Vous avez 4 heures.

Un vieil ami, qui regarde tout cela d'assez loin, nous faisait récemment remarquer (de façon tout à fait crédule) que le nouveau chef de notre village s’immisçait drôlement dans le domaine taurin. Et c'est vrai. Notre Abraracourcix local est sur tous les fronts. En guise de programme culturel, vas-y que je t'invite sa Majesté le Roi d'Espagne en personne à venir manger des tapas au Moun, vas-y que je vais à la Radio en tant qu'éminent aficionado (mais bien sûr), vas-y que je donne conférence à Paris (?!), vas-y que je m'affiche, aux côtés de Thomas Dufau, dans la presse locale pour vanter l'innovation (hic) de techniques de marketing à 2 balles inventées par Bonux dans les années 50.

Voilà ce qu'est devenue la tauromachie à Mont de Marsan. Un outil de communication. Elle n'est que ça. On y recycle les formules racoleuses de la télé-poubelle : si vous voulez sauver Rafaelillo, tapez 1, si vous voulez sauver Gomez del Pilar, tapez 14...
Et apparemment c'est très bien comme ça.

Parce que nous n'en faisions pas un très bon usage (il faut en convenir), nous ne recevons plus depuis quelques temps les compte-rendus du Conseil Consultatif Taurin, pseudo Commission Taurine locale se réunissant une ou deux fois l'an; et où plus aucune personne sensée ne siège désormais. L'info a donc mis un peu de temps à nous parvenir mais elle finit par arriver. A l'automne dernier, en guise de bilan de la Madeleine 2017, le représentant d'une super peña regrettait l'ambiance détestable régnant au Plumaçon, certaines personnes manifestant en permanence. Il invitait donc la municipalité à mettre un terme (ndlr : purement et simplement) à ces agissements. Réponse du chef du village (qui est partout décidément !) : il ne serait pas opportun d'intervenir, cela victimiserait les contestataires et leur donnerait trop de crédit. Non ! Il n'a pas dit ça quand même. Pas le chef. Il a du parler de liberté individuelle ou de liberté d'expression. Il a du rappeler l'importance de la diversité des personnes et des points de vue. Non ? Il l'a pas fait ?

Non, il ne l'a pas fait... En attendant un éventuel démenti, il ne l'a pas fait !
Mais ça n'empêche pas d'être chef de village. Et de promouvoir les valeurs de la tauromachie...

L'important, c'est de ne pas victimiser les contestataires et de ne pas leur donner trop de crédit. Ce qui est important, c'est sûr, c'est ça.

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Trêve de palabres (car c'est ce que vous attendez tous), voici (dans le désordre) les cartels de la (pauvre) Madeleine 2018 :

Corrida de Jandilla pour Juan José Padilla, Andrès Roca Rey et Ginès Marin

Corrida de Garcimore pour El Juli et JB

Corrida de Gnougne (ceux du Cuvillo) pour le bon roi Henri (Ponce) et Bastien "Le torerasse"

Corrida (petite corrida) de La Quinta pour JB encore, Emilio de Justo et Thomas Dufau (avec un seul F)

Corrida de Dolores Aguirre (22 ans après !) pour Octavio Chacon, Juan Léal et... un autre à choisir entre Ruben Pinar, José Carlos Venegas, Gomez del Pilar, Javier Castaño, Ricardo Torres, Rafaelillo, Pepe Moral, Roman, Esau Fernandez, Sebastian Ritter, Fernando Robleño, Luis Bolivar, Ivan Vicente, Javier Cortes, Javier Jimenez, El Cid (mais il serait surprenant qu'il accepte ; comme quelques autres) et Angel Sanchez. 
Mais pas ni Alberto Lamelas ni Alberto Aguilar !

La novillada sera de Camino de Santiago (Domecq de Jean Louis Darré).

La non-piquée sera (sans doute) un concours (hic) de ganaderias locales.


mardi 14 novembre 2017

Les temps ne changent pas

Photo Philippe Wargnier

Pour leur quémander la somme faramineuse de 350€ (qu'elle ne pouvait décemment pas détourner du budget des armées) destinée à la réalisation d'un azulejo à la mémoire de Ivan Fandiño, la Régie des Fêtes de Mont de Marsan, émanation de la municipalité, a retrouvé le contact des Clubs taurins de la ville. Comme quoi...

Inauguration prévue au printemps lors de l'annonce officielle des cartels de la Madeleine ; histoire de tirer complètement la couverture à soi. 
25 ans après l'hommage rendu à Nimeño...

lundi 28 août 2017

Saint Perdon au Plumaçon (an IX)

Ce qu'il faut quand-même savoir sur la novillada-concours du 27 août 2017...
Analyse non exhaustive.

La puya de tienta n'a pas sa place dans un ruedo. En tout cas pas dès la 3ème "pique" !


Si vous vous fiez à certains commentaires généralistes sur cette course ou à son bilan factuel, sans doute n'aurez-vous pas un aperçu tout à fait réaliste de ce que fut la 9ème édition de St Perdon au Plumaçon : ô combien décevante.

Quatre (au moins) des six novillos en compétition présentaient des cornes abîmées. Juste inacceptable. Ici comme à Roquefort, Parentis ou autres arènes se prévalant d'une vision authentique de la tauromachie. C'est une année noire de ce point de vue là.

Le novillo de Pedraza de Yeltes, tenant du titre (!), était imprésentable et une organisation, même modeste, même bénévole, ne peut pas se permettre ce genre d'impair. C'est discréditant.
Chaque fois qu'un animal indigne sort en piste, un coup de plus est porté à la Fiesta Brava.

Indépendamment de ses qualités intrinsèques (qui étaient bien réelles), un novillo économisé au tercio de varas du fait de son gabarit minuscule et bénéficiant d'une 3ème rencontre aménagée par l'utilisation d'une pique de tienta (c'est à dire pas de pique du tout) ne peut en aucun cas effectuer une vuelta posthume et encore moins gagner un concours de ganaderias ; dont, soit dit en passant, l'équité devient nulle.
Cette tendance naissante est à proscrire impérativement sans quoi le 1er tiers ne sera plus bientôt qu'un fac-similé de ce qu'il peut et doit être : brutal, sauvage, grave, véritable étendard de nos traditions.

La corrida light n'a pas d'avenir.