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| L’aficion madrilène attendait (comme nous) mieux de Michel-Ange |
Les organisations se suivent et se ressemblent. A l’exception de celle de Guillaume François (il faut bien le dire) dont la stratégie était au contraire d’invisibiliser la contestation*.
Des placeurs qui demandent à un aficionado d’être moins « remuant » (en précisant bien que les consignes viennent « d’en haut ») ou des rumeurs d’interdiction d’accès aux arènes, tout ça n’est pas bien nouveau au soleil du Plumaçon. L’affaire Perera pour contre est d’un genre assez inédit.
Monter un épingle un non événement, distordre la réalité, convoquer la complicité malsaine de journalistes racoleurs dans l’impossibilité de vérifier la moindre information, cela s’appelle manipuler l’opinion.
Perera s’est-il fait agresser (comme on le prétend) ? Ou, lui et son chauffeur ne sont-ils pas plutôt les agresseurs ?
Ayant cherché à en savoir plus, nous avons fini par apprendre qu’il s’agit d’un contentieux avec de jeunes aficionados madrilènes (3 ou 4) que le matador a reconnu dans les gradins à leur façon de protester. Selon Perera lui même, il n’y a pas eu d’échanges de coups et il remercie les aficionados français pour leur accueil même s’il n’a pas pu triompher. Sur sa page Facebook officielle il publie sans ironie : merci pour votre amour Mont de Marsan.
Loin, très loin de « la ligne blanche » qui aurait été franchie (🤣), d’une « agression physique inacceptable » et d’éventuelles poursuites judiciaires évoquées par le journal Sud Ouest.
Sachez en outre qu’il y avait bien à Mont de Marsan des aficionados de Guadalix de la Sierra, mais qu’il n’ont aucun lien avec cette histoire.
Quand à la sortie des arènes de Miguel Angel Perera, défiant ouvertement des spectateurs et les exhortant à venir en découdre dehors (sous le regard incrédule du reste de l’arène), elle se passe de commentaires. Ah si ! Un seul ! Il fut un temps où être torero imposait une stature, avec ses codes de bienséance, dans et à l’extérieur des arènes. Notamment pour ceux pouvant se targuer de 6 PGM**.
Les temps changent…
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(*) au début il nous avait envoyé des vigiles à l’Escalier 6 quand même… mais comme les gars nous trouvaient sympas, ils n’ont pas compris leur mission.
(**) Puerta(s) Grande(s) en Madrid
