jeudi 13 octobre 2016

La fin (ne) justifie (pas) les moyens

Photo extraite du dernier Semana Grande

S'afficher avec Robert Menard ne pose apparemment pas de problème...

A ce rythme, il sera difficile de faire croire encore longtemps que la tauromachie n'est pas une culture réactionnaire.

vendredi 23 septembre 2016

Restons sérieux franchement



Dans le cadre d'une journée de défense de nos traditions, il fallait oser !

Dans le même ordre d'idée, les coursayres écarterons vraisemblablement des chèvres, les chasseurs feront rôtir des marcassins tués de la veille et les pêcheurs proposerons une plancha de filets de dauphins et de thons rouges japonais...

BONNE JOURNÉE A TOUS.

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vendredi 9 septembre 2016

Un peu de polémique (I)...

...au sujet de la Madeleine 2016. Grave ou moins grave ? A vous de juger...


Fer de l'année de naissance clairement identifiable

De la novillada sans picador de la Madeleine, dont nous n'avons pas parlé cette année tellement l’auto-persuasion et l'autosatisfaction du mundillo local agace, tellement les vueltas al ruedo d'erales non piqués sont ridicules, tellement les prestations toreras sont pauvres, retenons quand même le Malabat, plus piquant que les autres ; quand le nec plus ultra de la réussite ganadera en NSP est désormais de produire d'incessants galopeurs, tournant et tournant en rond (?!)...

Ceci étant dit, venons-en aux faits.

La réglementation taurine est sans équivoque. Un veau né entre le 1er juillet 2012 et le 30 juin 2013 doit être marqué du 3 (pour 2013). Un torito, marqué du 3, lidié à Mont de Marsan à la fin du mois de juillet, a automatiquement plus de 3 ans (au moins 3 ans et quelques jours). La réglementation taurine est sans équivoque. Doivent être lidiés en "sans chevaux" des animaux ayant entre 2 et 3 ans (bref, marqué du 4 dans le cas qui nous concerne) ; aussi appelés erales. Pas de doute possible, marqué du 3 en juillet 2016 dans une non-piquée, un bicho est un utrero ; aussi appelé novillo. Et ce n'est simplement pas normal.

Après avoir dit que nous n'avons rien (bien au contraire) contre la ganaderia voisine et si accueillante d'Alma Serena, ce qui n'est pas le cas de la légèreté avec laquelle ce spectacle est depuis trop longtemps organisé, la polémique est ouverte... 

lundi 29 août 2016

Saint Perdon au Plumaçon (an VIII)

Mont de Marsan - 4ème Novillada Concours de ganaderias
Diego Carretero (Silence ; 2 Oreilles) Luis David Adame (Silence ; Salut après 2 avis) Juan Silva "Juanito" (Avis et Silence ; Silence)

Défaillance des picadors et de la cuadra de caballos pour Saint Perdon au Plumaçon

Malgré quelques longueurs (notamment en première partie) et de nombreux regrets, la novillada-concours de Saint-Perdon est restée d'un intérêt presque constant, pour ceux en tout cas qui aiment identifier en chaque "concurrent" les caractéristiques spécifiques des encastes. Notons quand même quelques défauts regrettables de présentation (même en prenant en compte les types morphologiques de chacune des races présentées !). Attention, sans une réforme profonde du tercio de piques, la tauromachie est en vrai danger.


1. Albalido, N° 9 de Pinto Barreiro (encaste propre), colorado

Rond et fait mais finalement modestement présenté. Astigordo. Sur la réserve dans tous les tercios. Avec de la faiblesse aussi. Aucun signe particulier de caste. Triste.
2 piques.
Silence.

2. Volandero, N° 111 de Murteira Grave (divers Parladé), negro bragado

Sérieux de trapio mais pauvre de tête. Dans le type (rare) Nuñez de la casa. Sans répondant ni au picador ni à la muleta. Carrément éteint à la fin.
2 piques.
Silence.

3. Montero, N° 2 de Miguel Zaballos (Santa Coloma - branche spéciale), negro

Modèle réduit mais fin et avec une certaine présence. Bien trop cornicorto en tout cas. Impuissant face au (gros) cheval. Manquant de force aussi. Maniable (et plus intéressant) lors de la faena.
2 piques.
Quelques applaudissements (de bienveillance).

4. Alambrisco , N° 5 de Pedraza de Yeltes (Domecq via Aldeanueva), colorado (tendance melocoton)

Bien présenté. Brave lors du 1er tiers en longues rencontres desquelles il fallut l'extirper. De la noblesse à revendre ensuite. Du style dans la charge et du piquant (mais sans véritable caractère ; nous les préférons un peu plus mordant).
3 piques (prises de loin).
Vuelta al ruedo, légitime (sans plus).

5. Almendro, N° 22 de Aurelio Hernando (prédominance Veragua), jabonero sucio

Le plus beau du lot ! Massacré par des piques traseras ou dans l'épaule ! Il garda malgré tout un allant certain (c'est tout à son crédit !), montra de bonnes intentions et ne déclina pas vraiment au final.
3 piques.
Applaudissements mérités.

6. Escribano, N° 41 de Coquilla de Sanchez Arjona (Santa Coloma - Coquilla), negro entrepelado

Bel exemplaire (riquiqui) de la maison Coquilla. Un certain tempérament au cheval que le déséquilibre du combat finit par anéantir. Un novillo qui exigeait que l'on se croise et dont l'intérêt résida dans la complexité : à la fois tardo et vif, parfois noble mais jamais naïf, tournant large... ou court !
3 piques.
Très légers applaudissements.


Sans véritable option face au Pinto Barreiros, sur la défensive, Diego Carretero ne parvint cependant pas à lui donner le goût du combat. Estocade trasera engagée au 2ème jet. Silence. Il s’évertua à contenir la noblesse allègre et répétitive du Pedraza qui faisait l'avion, le faisant très bien s'élancer de loin au début. Hélas, il se centra trop peu, entassa les séries les unes sur les autres et finit par étouffer l'animal. Epée sincère encore une fois. 2 oreilles quand une aurait largement suffit.

Le Murteira ne permit rien à Luis David Adame. Faena trop longue toutefois. Estocade du bout des doigts, delantera et transperçante (!!!). Silence. Il ne s'accommoda vraiment jamais de la présence et de la lourdeur du Veragua. Trop accroché et distant. Faena encore interminable. Pinchazo. Epée delantera et descabello. Salut (?!) après 2 avis.

Juanito fit un certain nombre de passes au Zaballos, profitant de sa capacité d'humiliation, sans jamais en faire une de vraiment bonne. Quelques coups de descabellos (?!) après quelques pinchazos. Silence avec avis. Un peu le même constat face au Coquilla. 2 demi-épées. Silence.


Président : Olivier Martin, peu soucieux de mettre en valeur (et en scène) le tercio des piques. Toutes les piques étaient montées à l'endroit ; c'est à souligner. Picadors uniformément nuls (sauf le 4ème). Cuadra de caballos de Heyral, toujours inadaptée, trop peu mobile et bien trop lourde (surtout pour les novillos d'origine Santa Coloma). Très beau quite par zapopinas (ne pas confondre avec les lopezinas) de Adame au 5ème. Juanito reçut le 6ème a puerta gayola. Flûtiste sans flûte jusqu'au 4ème. Lègère (et inopportune) pétition d'indulto pour le Pedraza de Yeltes qui a été déclaré vainqueur du concours ; Luis Uranga, le ganadero, avait effectué la vuelta à l'issue du combat de son novillo et le mayoral est sorti a hombros en compagnie de Carretero. Carretero remplaçait Juan Carlos Carvallo.