dimanche 26 août 2018

Saint Perdon au Plumaçon (an X)

A part les Domecqs...

Photo volée sur le compte Facebook de Romain Tastet

... c'était bien !


Chargeant la cavalerie pour tuer et fièrement encasté le Buendia de Flor de Jara. Présent dans tous les secteurs du combat, avec de la fixité, le Lizardo/Atanasio du Puerto de San Lorenzo. Magnifique et rentrant au toril vainqueur une épée dans le corps le Coquilla de Fabres venu pallier les déboires du Barcial. Plein de tempérament et spectaculaire au cheval le titulaire, dans un autre type zoologique.

Les critères d'attribution d'une vuelta al ruedo que revendiquent trop strictement certains aficionados sont en fait ceux du toro moderne, brave en 3 piques, avec de la... durabilité (!!!) dans la muleta. Sans véritables aspérités. Les bons Fuente Ymbro d'il y a quelque temps. Les Pedrazas d'aujourd'hui. Bref la lignée JPD. Et on ne peut pas forcément réclamer d'un Santa Coloma le même type de bravoure et la même constance. Sinon, on en fait un Domecq ; ce qui n'a strictement aucun intérêt.

Les toros "parfaits", c'est bien. Les toros de caractère, c'est autre chose. En 2003 au Plumaçon, le novillo "Coronel" de La Quinta suscita le même genre d’interrogations. Il était soi-disant manso... Nous n'en avons pas vu de meilleurs depuis pour la Madeleine. Il serait bon d'honorer ces combattants à leur juste valeur et d'encourager ainsi les ganaderos à persévérer.

"Zorrito", n°13 des Héritiers de Alfonso Sanchez Fabres, mélange de sangs Coquilla et Buendia, mort en plein centre du ruedo après avoir mis le picador Jean-Loup Aillet au supplice, n'était pas un toro à la bravoure sans faille. Et alors ? Il aurait du faire un tour de piste. L'éleveur aurait du gagner le concours, en récompense de travail évident qu'il fournit.

C'est tout.